Au procès de Jonathann Daval : l'hypothèse d'un viol écartée

Par Nicolas Bastuck, à Vesoul (Haute-Saône)
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Me Randall Schwerdorffer (de dos) et Me Samuel Esteve, les avocats de Jonathann Daval. 
Me Randall Schwerdorffer (de dos) et Me Samuel Esteve, les avocats de Jonathann Daval.

Opération déminage. Au deuxième jour du procès de Jonathann Daval, mardi matin, la défense a marqué un point en torpillant l'hypothèse d'un viol « ante ou post-mortem », soutenue avec insistance par la partie civile. L'information judiciaire l'a écartée, la cour d'assises n'est pas saisie de faits de cette nature, l'accusation n'y adhère pas, mais la famille d'Alexia en a la certitude : les traces de sperme retrouvées sur la culotte et le short d'Alexia, lors de l'autopsie, attestent une relation sexuelle juste avant ou après sa mort, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017.

La déposition du Pr Antoine Tracqui, médecin légiste et praticien hospitalier au CHU de Besançon (Doubs), est venue doucher leur conviction. Les lésions hémorragiques observées sur la zone rectale ? « Insuffisantes pour que l'on puisse affirmer ou infirmer qu'une pénétration ait pu intervenir dans cette région, en l'absence d'excoriation ou de plaies au niveau des muqueuses », tranche le professeur de médecine. Les traces mises au jour sur les vêtements de la jeune femme ? « Elles ne sont pas forcément contemporaines, la littérature considérant classiquement qu'un spermatozoïde subsiste trois jours dans le vagin, après un rapport, parfois même un peu plus longtemps, s'il s'agit de la région du col. »

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Pour que les choses soient claires, Me Randall Schwerdorffer (défense) veut réentendre sur ce point le Pr Tracqu [...] Lire la suite