Au procès Heaulme : «Montigny, c’est pas moi»

Libération.fr
Lors d'une reconstitution à Montigny-lès-Metz, le 3 octobre 2006, en présence de Francis Heaulme.

Le procès de Francis Heaulme devant la cour d’assises de la Moselle s’est ouvert ce mardi. Le tueur déjà condamné à huit reprises doit répondre du meurtre de deux enfants de 8 ans survenu en 1986.

Les portes jaune d’un ascenseur s’ouvrent sur une longue silhouette aux cheveux blancs et aux épaules un peu voûtées. La scène serait confondante de banalité si elle ne survenait pas dans une cour d’assises devant des dizaines de caméras, si celui qui quittait cette cage pour une autre – en l’occurrence le box des accusés – n’avait pas inscrit son nom dans la mythologie judiciaire. C’est ainsi que, ce mardi matin, Francis Heaulme est apparu devant le public. Ses traits sont désormais bien connus (avec huit condamnations, l’accusé n’est guère un novice des prétoires) : son menton en galoche, sa bouche fine qui s’étire en ligne droite, ses yeux noirs enfoncés. «Le routard du crime», ainsi qu’il est parfois surnommé, ressemble à un vieillard fatigué au teint aussi pâle que la chevelure. Agé de 58 ans, il en paraît 20 de plus. Vêtu d’une parka foncée au col blanc fourré, il reste assis, les bras croisés, le regard figé devant lui. Puis, à l’invitation du président, Gabriel Steffanus, il décline rapidement son identité, murmure un «sans profession» puis se rassoit. Visage appuyé sur le poing, il écoute son avocate, Me Liliane Glock, s’insurger contre un «procès inéquitable», pester contre la destruction des scellés rendant l’audience caduque ou s’emporter contre la trop grande place accordée à la «carrière» de son client.

Francis Heaulme ne cille pas davantage lorsque le président reprend méthodiquement l’acte d’accusation, résumant trente ans de procédure ou plutôt d’errements judiciaires dans l’affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz. Gabriel Steffanus entame d’une voix grave, non sans un certain lyrisme : «Cela s’est passé le 28 septembre 1986, un de ces dimanches ensoleillés que l’on apprécie dans ces jours d’automne.» La suite est connue : Cyril Bening et Alexandre (...)

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