Au procès Georges Tron, une accusatrice abîmée : "c'était suicidaire de porter plainte"

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Lundi à la barre de la cour d'assises de Paris, Eva Loubrieu, l'une des femmes accusant Georges Tron de viols et agressions sexuelles, a relaté "l'enfer" subi depuis sa plainte contre l'ancien secrétaire d'Etat.

Dix ans d'"enfer": l'une des femmes accusant Georges Tron de viols et agressions sexuelles a relaté lundi à la barre de la cour d'assises de Paris "l'enfer" subi depuis sa plainte contre l'ancien secrétaire d'Etat.

Timbre rauque de fumeuse, mèches blanches éclaircissant ses cheveux bruns, Eva Loubrieu est l'une des deux ex-employées de la commune de Draveil (Essonne) qui accusent le maire LR et son ex-adjointe Brigitte Gruel de leur avoir imposé attouchements et pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sous couvert de séances de réflexologie plantaire. M. Tron et Mme Gruel ont été acquittés en première instance.

Un "torrent d'ignominies et de calomnies"

Porter plainte en 2011 contre Georges Tron, "avec le recul, je me rends compte que c'était une grande inconscience", estime la quadragénaire à la barre de la cour, qui juge l'élu en appel. "Jamais on n'aurait pu imaginer ce qu'a été la suite. Ça a été une double peine, l'enfer de ces dix années."

Injures, ostracisme, tracts distribués dans toute la circonscription du député-maire: la plaignante dépeint le "torrent d'ignominies et de calomnies" qui s'est abattu sur elle et ses proches. "Je récupérais mon fils à l'école en pleurs, parce qu'on lui avait dit que sa mère était une grosse salope. Il était en CP", témoigne Eva Loubrieu, la voix brisée.

Dans un récit à la chronologie assez vague, elle décrit plusieurs jeux sexuels que lui aurait imposés Georges Tron, qu'elle rencontre en 2006 alors qu'elle est en recherche d'emploi. La mairie de Draveil l'embauche quelques mois plus tard.

Au sein de l'administration municipale, Eva Loubrieu dit avoir dû participer à plusieurs scènes de triolisme impliquant aussi Brigitte Gruel, qui comparaît aux côtés de Georges Tron pour(...)


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