Au procès de Farida, l'épuisement d'une infirmière qui "ne voulait pas" blesser les policiers

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Deux mois de prison avec sursis ont été requis lundi à l'encontre de Farida C., une infirmière de 51 ans, jugée pour avoir jeté de morceaux de bitume contre les forces de l'ordre le 16 juin dernier à Paris, en marge d'une manifestation de soutien à des soignants éprouvés par la crise sanitaire. Lundi après-midi, la procureure a requis deux mois de prison avec sursis contre l’infirmière. A la barre, Farida C. a témoigné de sa frustration et sa colère lors de cette journée de mobilisation, en pleine crise du Covid-19.

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"Mes mains ne blessent pas, elles soignent"

"Je travaille en gériatrie et on a perdu", a-t-elle dit d’abord avant de se reprendre : "j’ai perdu la moitié de mes patients", 20 au total. Selon l’infirmière, qui travaille à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif dans le Val-de-Marne, le jet d’un pavé en direction des policiers est un geste symbolique contre l’Etat sans intention de faire mal. "Mes mains ne blessent pas, elles soignent", a-t-elle poursuivi.

L’infirmière de 51 ans admet avoir adressé des doigts d’honneur aux force de l’ordre, mais elle ne reconnaît pas les insultes "putes de Macron" ou "flics de merde" que les policiers lui prêtent. La procureure a d’ailleurs demandé sa relaxe pour ces injures et pour la rébellion alléguée lors de son interpellation.

Le tribunal a décomposé cette scène à travers cinq vidéos, qui avaient à l’époque été diffusées sur les réseaux sociaux. On y voit ...


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