Au procès de Derek Chauvin, qui condamner : un "mauvais policier" ou une mauvaise police ?

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Pour mieux convaincre le jury de la responsabilité pleine et entière du policier Derek Chauvin dans la mort du quadragénaire afro-américain, le procureur s'est bien gardé ce 19 avril de mettre en accusation toute la police américaine dans son réquisitoire, bien au contraire. Le verdict est attendu dans les heures ou les jours à venir.

Pour nombre d'Américains, le procès de Derek Chauvin devait être plus largement celui de la police et du racisme aux États-Unis. Hors des frontières du pays, le visage de George Floyd est devenu l’incarnation des violences policières et son décès, filmé en direct, a déclenché des manifestations antiracistes d'une ampleur inédite. Pourtant, ce 19 avril, dans sa plaidoirie finale, le procureur Steven Schleicher a plusieurs fois souligné qu'on jugeait un mauvais policier et non un corps dans sa totalité." Ceci n’est pas un réquisitoire contre la police mais contre l'accusé, a-t-il déclaré aux douze jurés présents au tribunal de Minneapolis, dans le Minnesota. Il n’y a rien de pire pour la police qu’un mauvais policier qui enfreint les règles ". Alors que le décès de George Floyd avait suscité une radicalisation du discours anti- police, avec des appels au " définancement " des forces de l’ordre dans plusieurs villes, les procureurs ont présenté Chauvin comme une anomalie d’un système qui fonctionne." Imaginer un officier de police en train de commettre un crime est probablement très difficile pour vous, car ce n’est pas ainsi qu’on...

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