Au procès de Jonathann Daval, les détails sordides des expertises face au silence de l'accusé

Catherine Fournier
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Tout doit être dit et entendu dans une cour d’assises. Le procès de Jonathann Daval ne fait pas exception. Les débats ont navigué dans les détails les plus intimes de la vie de l’accusé et de sa victime, Alexia, avec la froideur d’un rapport clinique, mardi 17 novembre. Avec maîtrise et humilité, le médecin légiste Antoine Tracqui a répondu pendant plus de sept heures aux très nombreuses questions des parties civiles et de la défense sur les différentes expertises qu’il a co-dirigées dans ce dossier. Avec un enjeu : solder les thèses de l’agression sexuelle et de l’empoisonnement, pourtant écartées au terme de l’instruction.

L’agression sexuelle, d’abord. Me Gilles-Jean Portejoie l’a dit tout de go au premier jour du procès : "Je pense qu'il y a eu une relation sexuelle après la mort d'Alexia." En cause, la présence de sperme de Jonathann Daval dans le vagin, sur la culotte et le short de sa femme. L’intéressé avait évoqué un rapport sexuel trois jours avant les faits. C’est "compatible", répond l’expert. Un autre spécialiste en ADN confirme un peu plus tard que des traces de sperme peuvent persister malgré des lessives. "Et l'ecchymose à la marge anale ?" retrouvée sur Alexia, insiste Me Caty Richard pour les (...)

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