Au procès Charlie Hebdo, hommage aux victimes, "ces héros de l'humanité"

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Les avocats de proches de victimes et de survivants de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 ont plaidé vendredi aux assises spéciales de Paris.

L'humanisme face à la violence: les avocats de proches de victimes et de survivants de l'attentat contre Charlie Hebdo ont plaidé vendredi devant les assises spéciales de Paris pour "ces héros de l'humanité", aux cicatrices "indélébiles". Le 7 janvier 2015, "la guerre" est "arrivée par surprise" dans les locaux de l'hebdomadaire satirique, "sans la possibilité de s'y préparer", lance à la cour Me Isabelle Guttadauro, l'avocate de Sigolène Vinson.

Epargnée par Chérif Kouachi lors du massacre dans la salle de rédaction, devenue "un Guernica en couleurs", la chroniqueuse s'était "mise à nu" à la barre, le 8 septembre, livrant les "détails crus", la "réalité" de la tuerie. Après son témoignage, Sigolène Vinson "a pu mesurer le pouvoir libérateur de la parole". Et elle qui a longtemps hésité à se constituer partie civile est "finalement devenue l'une des plus assidues" au procès des attentats de janvier 2015, pointe son conseil.

Dans la salle, elle a "été dérangée par des incongruités" ou "la violence d'un silence". Mais elle "est restée pour écouter ce que chacun avait à dire", sans "a priori" car "la haine, la vengeance, la colère sont des sentiments qui lui sont étrangers", affirme Me Guttadauro. "J'aurais aimé que les accusés soient à la hauteur de Sigolène Vinson au lieu de nous servir des carabistouilles. Le mensonge est un droit, avec son corollaire, celui de ne pas être cru", estime l'avocate.

"Victime d'un attentat terroriste en temps de paix", Sigolène Vinson avait d'abord accepté "de travailler dans un bunker", puis "choisi la fuite", à des centaines de kilomètres de Paris et de Charlie Hebdo car "il faut comprendre que les conséquences sont indélébiles", insiste Me Guttadauro.

"Je sais qu'elle trouve du(...)


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