Au procès Bygmalion, l'ombre de Sarkozy et de Copé plane sur la salle d'audience

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Ce vendredi 21 mai, les avocats de plusieurs prévenus ont demandé, sans y parvenir, la réouverture de l’enquête Bygmalion, afin que soit réexaminé le rôle de Jean-François Copé. Mais cette fois, le décor est en place. Le procès peut vraiment démarrer.

Aux échecs, cela s’appelle les ouvertures. Elles disent d’où viendront les attaques. A la guerre, ce sont les batailles des frontières. Elles permettent de tester les défenses adverses. Dans un procès, ce sont les " exceptions de nullités ". Au commencement d’une audience, les avocats exposent, à grand renfort de citations juridiques et de jurisprudence, les vices de procédures qui selon eux justifieraient que le procès s’arrête ou soit renvoyé aux calendes après de nouvelles enquêtes. Pour ce début de procès Bygmalion, où se jugent les irrégularités supposées massives de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, ces escarmouches préliminaires ont occupé les audiences de jeudi 20 et vendredi 21 mai. Elles donnent le ton et installent les bras de fer à venir… Ce jeudi 20 mai, l’avocat de l’ancien président tonne le premier. Me Thierry Herzog dénonce la nullité de l’ordonnance de renvoi concernant son client au motif, entre autres, que le montant des dépassements de sa présidentielle, chiffrés à 42 millions dans le texte final de l'instruction, ne lui avait pas été explicité lors de sa mise en examen. Le pénaliste, un peu tendu mais très concentré, estime aussi que les poursuites pénales ne peuvent pas être...

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