Au procès Bygmalion, des détournements colossaux mais personne pour assumer

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Ce 25 mai, la présidente du tribunal correctionnel Caroline Viguier a pris plusieurs heures pour résumer l’affaire Bygmalion. Un casse du siècle en politique d'un montant de 20 millions d’euros, le double du plafond autorisé pour une présidentielle. Mais personne, parmi les 14 prévenus, pour assumer la fraude.

Les avocats badinent mais les mines sont graves. Il y a de quoi. Il faut trois heures et demi d’un long monologue à la présidente Caroline Viguier pour venir à bout de sa " synthèse " de l’affaire Bygmalion. Les chiffres valsent. Astronomiques. Pour une campagne présidentielle plafonnée à 21 millions, les dépenses de la présidentielle Sarkozy de 2012 ont été doublées à coups de fausses factures, " de manœuvres " et de " dissimulations diverses ". Non seulement via les conventions bidon facturées par la société Bygmalion à l'UMP pour 16 millions d'euros mais, le compte n’y étant pas, par " une deuxième fraude ", détaille la présidente, via 3,5 millions supplémentaires de factures purement et simplement passées à l’as et découvertes par l’enquête judiciaire.La magistrate revient sur les 36 perquisitions du dossier, sur ces " disparitions " de mails, mystérieusement effacés, notamment chez Jérôme Lavrilleux et Éric Cesari, l’ancien directeur général de l'UMP. Elle égrène les fausses factures comme autant de preuves dans ce dossier où la boîte noire tient sur une clé USB remise par les hommes de Bygmalion et contenant toute la double comptabilité de la...

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