Au procès Balladur, les surprenantes réquisitions du procureur Molins

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Après une démonstration accablante sur " la gravité des faits ", le procureur François Molins réclame des peines d’un an et deux ans avec sursis contre Édouard Balladur et François Léotard. Un grand écart complet avec les peines requises contre leurs collaborateurs devant le tribunal correctionnel.

Les deux fauteuils du premier rang sont vides. Ultime surprise dans ce procès où rien ne se passe comme prévu. À droite de l’allée centrale, Edouard Balladur, 91 ans, est absent. À gauche, François Léotard, 78 ans, n’a pas non plus pas fait le déplacement. Ni l’un ni l’autre n’ont eu envie de venir assister aux réquisitions du parquet, ce moment de tout procès où l’accusation résume ses charges, réclame des peines et où, sur le banc des prévenus, les dents grincent. Aujourd’hui, les oreilles de l’ancien Premier ministre et de son ministre de la Défense vont donc siffler à distance.Autre bizarrerie, François Léotard, qui depuis cinq ans est resté farouchement sans avocat, a finalement désigné pour le représenter Me Brigitte Longuet. Certes, épouse à la ville de Gérard Longuet, lui-même ancien ministre de l’Industrie du gouvernement Balladur, Brigitte Longuet ne découvre pas l’affaire depuis la veille… Mais quand même. Là encore du jamais vu.À LIRE AUSSI : Procès Balladur : le vieillard sublime, le retraité grincheux et le témoin gênantDans un courrier à la Cour de Justice, Léotard évoque pour justifier son absence " des raisons de santé ", celles qui à la veille du procès...

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