Au procès Balladur, ses avocats opposent l’absence de « preuves »

Source AFP
·1 min de lecture
« Édouard Balladur est innocent », a indiqué l'un des avocats de l'ancien Premier ministre. (Illustration)
« Édouard Balladur est innocent », a indiqué l'un des avocats de l'ancien Premier ministre. (Illustration)

Au dernier jour de son procès dans le volet financier de l'affaire Karachi, la défense d'Édouard Balladur a brocardé, mercredi 3 février, les accusations de financement occulte de la campagne présidentielle en 1995 de l'ancien Premier ministre. En l'absence d'Édouard Balladur, 91 ans, et de celle de son coprévenu et ancien ministre de la Défense François Léotard, 78 ans, les avocats du candidat malheureux à la présidentielle de 1995 ont commencé à plaider sa relaxe devant la Cour de justice de la République.

« Édouard Balladur est innocent », même s'il « a déjà été condamné mille fois [?] par l'opinion », a martelé l'un de ses avocats, Félix de Belloy. Le dossier dont est saisie la CJR, seule instance habilitée à juger les anciens ministres pour des infractions commises dans l'exercice de leurs fonctions, est celui « d'un autre temps », a souligné un autre avocat d'Édouard Balladur, François Martineau. C'était il y a « plus d'un quart de siècle », « une autre époque où on parlait en francs » et « où la corruption d'agents publics étrangers » était légale, a-t-il relevé. Celle aussi d'une lutte fratricide à droite entre Jacques Chirac et le Premier ministre sortant.

L'accusation a requis un an d'emprisonnement avec sursis

Il est reproché à Édouard Balladur d'avoir en partie financé sa campagne présidentielle via des rétrocommissions illégales en marge d'importants contrats d'armement, ce que l'ancien Premier ministre réfute depuis toujours. L'accusation a requ [...] Lire la suite