Au procès des attentats de janvier 2015, la cour d'assises perdue dans les contradictions d'Abdelaziz Abbad

Catherine Fournier
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Abdelaziz Abbad est le neuvième accusé interrogé par la cour d'assises spéciale, dans le procès des attentats de janvier 2015. Il est surtout le premier à être relié aux frères Kouachi. Le président Régis de Jorna le précise d'emblée, mercredi 21 octobre : si la majorité des accusés sont poursuivis pour leur assistance à Amedy Coulibaly, Abdelaziz Abbad l'est aussi pour avoir cherché des armes pour les terroristes de Charlie Hebdo, plus particulièrement pour Saïd Kouachi. Comment ce lien a-t-il été fait ? Par Abdelaziz Abbad lui-même. Une "auto-incrimination", comme il le dit, qu'il tente de détricoter depuis plus de trois ans.

C'est par la téléphonie que cet homme de 36 ans arrive dans le dossier des attentats. Trafiquant notoire à Charleville-Mézières (Ardennes), il possède plusieurs lignes téléphoniques, qu'il ne garde jamais plus de "trois à quatre semaines". L'une d'entre elles, ouverte avec un nom d'emprunt en novembre 2014, intrigue les enquêteurs puisqu'elle est en contact régulier avec trois autres accusés : Metin Karasular et Michel Catino en Belgique et Ali Riza Polat en région parisienne. Abdelaziz Abbad, dont le casier judiciaire très fourni vient d'être alourdi par une affaire de complicité d'assassinat, est donc extrait de sa cellule au printemps 2017 pour être placé en garde à vue.

"Dès que j'ai sorti ce nom-là, ils ne m'ont plus (...)

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