Au procès du 13-Novembre, Salah Abdeslam assume les attentats, pas les autres accusés

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Les forces de l'ordre à l'extérieur de la salle d'audience accueillant le procès des attentats du 13-Novembre, le 8 septembre 2021. - Alain JOCARD / AFP
Les forces de l'ordre à l'extérieur de la salle d'audience accueillant le procès des attentats du 13-Novembre, le 8 septembre 2021. - Alain JOCARD / AFP

"Je condamne avec fermeté et fermement ce qu'il s'est passé." Comme Mohammed Amri, accusé d'avoir été chercher Salah Abdeslam à Paris, la plupart des accusés du procès du 13-Novembre se sont désolidarisés des attentats ce mercredi. À l'ouverture des débats, le président de la cour d'assises a donné la parole aux 14 accusés afin de connaître, "en quelques mots", leur "positionnement" par rapport aux faits.

Tous se sont levés un par un à la demande du président. Certains l'ont entendu et ont fait des déclarations courtes. D'autres se sont plus longuement étendus, à commencer par Salah Abdeslam qui a cloturé cette séquence par un discours de propagande, en justifiant les attentats par l'intervention de la France en Syrie pour lutter contre le groupe État islamique - un discours difficilement audible pour les victimes et leurs proches, dont l'émotion était visible durant sa prise de parole.

Mais tous les autres ont, à défaut de nier toute participation, minimiser leur implication.

"Je reconnais ma participation aux attentats", a fait avoir Mohamed Abrini. "Je ne suis pas Oussama Atar. Dans ce malheur qui a touché la France, je ne suis pas le commanditaire ni le cerveau des opérations."

"Je ne suis pas un terroriste"

Celui qui est accusé d'avoir financé et fourni des armes pour les attaques a dit vouloir "répondre aux questions que les gens pourraient se poser". "On m'a collé une étiquette de terroriste, je ne suis pas un terroriste", a insisté Mohammed Amri.

Il est accusé d'avoir été chercher Salah Abdeslam à Paris le soir des attentats pour le ramener en Belgique en compagnie d'Hamza Attou. Ce dernier a fait valoir qu'"à aucun moment", il n'a "voulu faire du terrorisme".

Beaucoup ont dit un mot pour les victimes. Abdellah Chouaa, soupçonné d'avoir apporté un soutien logistique à la cellule ayant préparé les attentats, a étouffé quelques sanglots et s'est dit "très ému pour toutes les victimes décédées".

"Je n'ai pas participé à la préparation des attentats et je n'étais pas au courant des projets", a déclaré brièvement Ali El Haddad Asufi, soupçonné d'avoir fourni des armes.

Comme Hamza Attou, qui reconnaît avoir été cherché Salah Abdeslam à Paris, Farid Kharkhach a expliqué n'avoir rien su des projets terroristes de la cellule franco-belge lorsqu'il a apporté son aide. "Je suis coupable pour les faux papiers, je ne nie pas mon rôle, certes j'ai eu des difficultés d'argent à un moment", a-t-il déclaré. "Je suis désolé dans ma malchance être tombé sur ces personnes. Je n'aurai jamais cru que des faux papiers puissent permettre un massacre."

Oussama Krayem et Sofien Ayari, compagnons de cavale de Salah Abdeslam, ont en revanche refusé de faire une déclaration, le premier jugeant "prématuré" de donner sa position par rapports aux faits.

Article original publié sur BFMTV.com

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