Au procès du 13-Novembre, la peur du vide après dix mois d'audience

Au palais de justice de Paris, les accusés des attentats du 13 novembre 2015 prennent la parole une dernière fois ce lundi, avant que la cour ne rende son verdict mercredi 29 juin. Certaines parties civiles s'inquiètent déjà de l'après.

Sur les bancs de la presse, certains manifestent déjà un peu de nostalgie. Dans quelques minutes, les avocats de Salah Abdeslam s'avanceront à la barre l'un après l'autre pour livrer leur plaidoirie, la dernière de la défense. Le seul membre encore en vie des commandos de Saint-Denis et Paris et ses 13 coaccusés prendront ensuite une dernière fois la parole lundi, avant que la cour d'assises spécialement constituée ne se retire pour délibérer et rendre son verdict dans la soirée du 29 juin.

C'en sera alors fini de ces dix mois d'audience, de ce procès qualifié de « hors norme », des portiques de sécurité qu'il faut franchir à l'entrée du palais, des bonjours échangés avec les gendarmes, des « l'audience est reprise, veuillez vous asseoir » du président de la cour Jean-Louis Périès, des impressions partagées après un témoignage émouvant ou une plaidoirie puissante. « Ça fait bizarre », admet un journaliste. Certains chroniqueurs judiciaires se retrouveront dès le 5 septembre pour le procès de l'attentat de Nice ou le mois suivant à Bruxelles pour couvrir celui des attentats du 22 mars 2016 dans la capitale belge. Mais pour les parties civiles du 13-Novembre, ce sera différent.

« Ça va être une énorme claque »


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles