Au procès du 13-Novembre, Mohamed Abrini élude les questions

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S'il assumait sans ciller mardi son rigorisme religieux et les exactions du groupe Etat islamique (EI), "l'homme au chapeau" des attentats de Bruxelles en mars 2016 s'est montré à l'inverse excessivement vague quand il a été question de son séjour en Syrie fin juin 2015 ou de son passage en Angleterre puis à Paris en juillet. 

Le plus souvent évasif, parfois agacé, Mohamed Abrini a éludé la plupart des questions ayant trait aux zones d'ombres de l'enquête mercredi au deuxième jour de son interrogatoire au procès des attentats du 13-Novembre . S'il assumait sans ciller mardi son rigorisme religieux et les exactions du groupe Etat islamique (EI), l'accusé s'est montré à l'inverse excessivement vague quand il a été question de son séjour en Syrie fin juin 2015 ou de son passage en Angleterre puis à Paris en juillet.

Du 23 juin au 9 juillet 2015, peu après sa sortie de prison, Mohamed Abrini s'est rendu en Syrie via la Turquie. Pourquoi ? Qu'avez-vous fait sur place? Qui y avez-vous rencontré ?, interroge la cour d'assises spéciale présidée par Jean-Louis Périès. Debout dans le box, vêtu d'un pull bleu, "l'homme au chapeau" des attentats de Bruxelles en mars 2016 explique que son départ en Syrie n'était motivé que par son désir de se recueillir sur la tombe de son "petit frère" Souleymane, tué en Syrie en septembre 2014 où il était parti combattre auprès d'Abdelhamid Abaaoud, le futur chef opérationnel des commandos du 13-Novembre.

Qui était au courant de votre départ ?, veut savoir M. Périès. "Ce n'est pas le genre de chose que l'on crie sur tous les toits", répond sèchement le Belge de 37 ans. A Raqqa, la "capitale" de l'EI, Mohamed Abrini dit avoir séjourné dans un appartement qu'il partageait avec Najim Laachraoui, considéré comme l'artificier de l'EI. Il précise n'avoir pratiquement eu aucun échange avec son colocataire, mort lors des attentats de Bruxelles en mars 2016.

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Des raccourcis

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Avez-vous bénéficié sur place d'une formation religieuse ou militaire ?, insiste la cour. "Non, je ne suis resté que neuf jours, pas un an". Quand les(...)


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