Au Parti socialiste qui a ratifié l'accord avec Mélenchon, des débats houleux jusqu'au bout

LÉGISLATIVES - Il a accouché dans la douleur, mais il est bien là. Après des jours de négociations, le Conseil national du Parti socialiste a validé l’accord conclu avec la France insoumise dans le cadre de la Nouvelle union populaire (NUPES) en vue des législatives de juin prochain. Loin d’être apaisées, les discussions ont été chahutées jusqu’au dernier moment, jeudi 5 mai, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Les débats ont duré quatre heures et ont fait alterner partisans et opposants de l’alliance LFI, EELV et PCF pour les législatives des 12 et 19 juin. Au cours d’un discours de trente minutes prononcé avant le vote, Olivier Faure a été interrompu à plusieurs reprises par des cris de colère et d’exaspération de certaines voix opposées à l’accord. “Tu nous insultes, tu n’as pas le droit !”, a-t-on pu entendre lorsqu’Olivier Faure a suggéré aux dissidents de rejoindre Emmanuel Macron.

L’accord a finalement été adopté par 167 voix pour, 101 contre, et 24 absentions. Mais les voix dissidentes n’ont pas prévu de se taire. “Moi, je suis socialiste et ce n’est pas cette direction qui s’est soumise à l’insoumission qui va me retirer mon brevet de socialisme,” s’est indigné François Kalfon, membre du Bureau national du PS. “Nous n’avons pas l’intention d’abandonner le Parti socialiste, nous y restons pour le faire changer,” a quant à lui promis Patrick Mennucci. D’autres membres pourraient cependant décider de claquer la porte du parti, comme l’a déjà annoncé l’ancien ministre Bernard Cazeneuve.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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