Au Parlement néerlandais, chacun sa chapelle

Libération.fr

La moitié des 28 formations en lice pourraient être représentées à la Chambre basse. Un scrutin proportionnel qui permet l’expression de moult intérêts particuliers.

Un parti de défense des animaux, un autre pour les seniors, les minorités… Avec son scrutin intégralement proportionnel, sans seuil minimum à dépasser, il suffit de 60 000 voix pour obtenir l’un des 150 sièges de la Tweede Kamer, la Chambre basse du Parlement néerlandais. Après les législatives de ce mercredi, jusqu’à 14 partis pourraient y siéger (contre 11 aujourd’hui), sur les 28 qui se présentent. Les organisations traditionnelles arrivent en tête des sondages, le Parti libéral du Premier ministre, Mark Rutte, le parti d’extrême droite de Geert Wilders (PVV) ou les chrétiens démocrates. D’autres formations de taille moyenne, comme le Parti socialiste ou GroenLinks (lire ci-contre), suivent. Et aussi une palanquée de petits mouvements, qui n’entreront probablement pas dans la coalition gouvernementale mais auront un rôle d’opposition.

Ces petites formations défendent non pas une idéologie globale, mais une cause ou un pan de la société bien identifiés. «Les Pays-Bas ont une longue tradition de partis nombreux et très diversifiés : religieux, laïques, chrétiens, protestants, gauche, droite, rappelle l’historien Eddy Habben Jansen, directeur de Prodemos, une organisation à but non lucratif pour informer les citoyens sur la démocratie néerlandaise. Mais ce qui a changé ces deux dernières décennies, c’est que les partis dominants ont perdu beaucoup d’influence et sont désormais des mouvements de second rang. Le paysage politique est beaucoup plus fragmenté.»

Pour cette élection, les grands partis ont affirmé qu’ils refuseraient une alliance avec Wilders, donné deuxième dans les sondages, pour former une coalition au gouvernement. «Une coalition sans Wilders sera un véritable Rubik’s Cube politique, écrit Rem Korteweg, chercheur au Centre for European Reform (CER). Ce système donne l’avantage aux partis qui (...)

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