Au Parlement européen, Nathalie Loiseau se crée déjà des adversaires dans son propre camp

Nathalie Loiseau a renoncé à tenter de prendre la tête du groupe centriste au parlement européen. Elle paie les propos pour le moins salés qu'elle avait tenus sur certains de ses collègues.

À Bruxelles, Nathalie Loiseau a visiblement décidé de mettre les pieds dans le plat. Mercredi 5 juin, lors de la rentrée des députés fraîchement élus au Parlement européen, l'ex-tête de liste de La République en marche s'est laissée allée à quelques confidences face à une douzaine de journalistes. En l'espace de 45 minutes, l'eurodéputée a pris le risque d'entamer un crédit à peine constitué. 

C'est le quotidien belge Le Soir qui, le premier, a fait fuiter les propos peu amènes tenus par Nathalie Loiseau à l'égard de ses futurs partenaires du groupe centriste ADLE. Un groupe dont elle entend prendre, de surcroît, leleadership, en vertu du fait que LaREM y envoie le plus gros contingent d'élus.  

Verhofstadt, "un vieux de la vieille"

Pour l'heure, c'est le très pro-européen Guy Verhofstadt qui en occupe la direction. Candidate à sa succession, donc, Nathalie Loiseau a cru bon de le qualifier de "vieux de la vieille qui a des frustrations rentrées depuis quinze ans", rapporteLe Canard enchaîné. Le Belge, pourtant, avait laissé entendre qu'il serait prêt à laisser la main à l'ancienne ministre d'Emmanuel Macron. 

Un autre rival pour le poste, le Suédois Fredrick Federley, en a également pris pour son grade: "L'élire serait donner les clés du groupe à la droite allemande", estime Nathalie Loiseau. Quant à la Hollandaise Sophie in't Veld, "ça fait quinze ans qu'elle perd toutes les batailles qu'elle mène". Globalement, l'eurodéputée macroniste enjoint

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