Au Palais Galliera, Frida Kahlo dans le miroir

© Florence Arquin, Diego Riviera and Frida Kahlo archives, Bank of Mexico, Fiduciary in the Frida Kahlo and Diego Riviera museums trust

Un ruban autour d’une bombe ! Dans les années 1930, André ­Breton, le fondateur du surréalisme, qualifia de cette formule explosive la peinture de Frida Kahlo, une artiste aujourd’hui mondialement connue et objet d’une véritable « ­fridamania », avec mugs, poupées Barbie et autres objets à son effigie. Des cheveux nattés en diadème, un monosourcil et voilà Frida. Mais qu’y a-t-il derrière cette apparence ? L’exposition qui ouvrira le 15 septembre au Palais Galliera-musée de la Mode de Paris pourrait reprendre à son compte l’image de Breton, un peu transformée : celle d’un châle mexicain, appelé rebozo, enveloppant une boule de douleur et de revendications identitaires et ­révolutionnaires.

« Nous montrons comment elle a choisi de construire son image, dans son art et dans sa vie », explique Miren Arzalluz, co-commissaire avec Circe Henestrosa. L’événement n’est pas une rétrospective : il n’y a que six tableaux, principalement des autoportraits. Ce n’est pas non plus un show fashion consacré à ses tenues hautes en couleur. Vingt-deux silhouettes, portant jupes longues et blouses brodées, sont recréées à Galliera.

Le trésor de la Casa Azul

L’exposition itinérante est née après l’ouverture début 2004 de deux salles de bains, d’armoires et de malles dans la maison de Frida Kahlo, la Casa Azul à Mexico. Elles avaient été fermées et scellées par son célèbre mari, le muraliste Diego Rivera, après la mort de la peintre à 47 ans, en 1954. Ces pièces et meubles devaient demeurer clos ...


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