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Au Pakistan, les militaires sortent-ils renforcés des élections ?

Au Pakistan, le populaire ex-Premier ministre Imran Khan n'a pas pu se présenter aux élections du 8 février et l'armée semblait assurée, avant le scrutin, de la victoire de son candidat, Nawaz Sharif. Les résultats donnent cependant en tête les candidats indépendants pro-Imran Khan. Si les électeurs se sont mobilisés contre l'interférence politique des militaires, l'armée ne semble pas vouloir céder sa place centrale dans les affaires du pays.

Sur les bulletins de vote, des dessins de pomme, d'avion, de calculatrice : lorsque les électeurs pakistanais se sont rendus dans les bureaux de vote jeudi 8 février, beaucoup se sont repérés grâce aux nombreux symboles, affichés en plus des noms. Dans ce pays du sous-continent indien touché par un taux élevé d'analphabétisme, ces symboles restent des outils importants pour que les électeurs puissent identifier le parti ou le candidat auquel ils souhaitent apporter leur voix.

Mais aucune batte de cricket ne figurait sur les bulletins, contrairement à 2018 : l'ancienne star de cricket et ex-Premier ministre Imran Khan est derrière les barreaux, et son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), s'est vu interdire par la justice d'utiliser son emblème. Les candidats soutenus par le PTI ont donc été contraints de se présenter en tant qu'indépendants, chacun utilisant un symbole différent sur le matériel électoral.

Avant le vote, l'opinion était unanime : quelle que soit la personne qui formerait le gouvernement, l'armée continuerait à être la véritable institution à faire la loi. L'administration civile nouvellement élue n'aurait qu'à suivre les règles du jeu du pouvoir pakistanais et prier pour sa survie.


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