Au Pakistan, plus de 1 000 morts dans les inondations

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INTERNATIONAL - Certains dirigeants comparent ces intempéries à celles de 2010 qui avaient causé plus de 2000 morts. Le bilan des pertes humaines dues aux inondations qui ravagent le Pakistan depuis juin s’est alourdi ce dimanche 28 août.

Les inondations provoquées par les pluies de mousson débutées en juin ont franchi la barre des 1 000 morts au Pakistan, selon le dernier bilan publié dimanche par l’Autorité nationale de gestion des catastrophes.

Au cours des dernières 24 heures, 119 personnes sont décédées, portant le bilan à 1 033 personnes, tandis que de fortes pluies continuaient de s’abattre dimanche sur certaines parties du pays.

Plus de 33 millions d’habitants, soit un Pakistanais sur sept, ont également été touchés par les inondations et près d’un million de maisons ont été détruites ou gravement endommagées, selon le gouvernement.

Des inondations en partie dues au dérèglement climatique

La mousson, qui dure habituellement de juin à septembre, est essentielle pour l’irrigation des plantations et pour reconstituer les ressources en eau du sous-continent indien. Mais elle apporte aussi chaque année son lot de drames et destructions.

Selon les autorités, ces intempéries sont comparables à celles de 2010, année au cours de laquelle 2 000 personnes avaient été tuées et près d’un cinquième du pays submergé par les pluies.

Les responsables pakistanais attribuent ces intempéries dévastatrices au changement climatique, affirmant que le Pakistan subit injustement les conséquences de pratiques environnementales irresponsables ailleurs dans le monde.

Pourtant, les autorités ont aussi leur part de responsabilité dans les dégâts provoqués. La corruption et des programmes d’urbanisme mal établis ont conduit à la construction de milliers de bâtiments dans des zones inondables.

Le Pakistan est particulièrement vulnérable au dérèglement climatique. Il figure en 8e position des pays les plus menacés par les phénomènes météorologiques extrêmes, selon une étude de l’ONG Germanwatch.

Ces inondations surviennent au pire moment pour le Pakistan, dont l’économie s’effondre et qui connaît une profonde crise politique depuis l’éviction du Premier ministre Imran Khan en avril, à la suite d’une motion de censure à l’Assemblée nationale.

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