"Au nord du monde" : la réédition d’un roman culte du britannique Marcel Theroux, dix ans après sa première traduction

Carine Azzopardi
·1 min de lecture

Journaliste, Marcel Theroux avait écrit ce roman après une rencontre avec une survivante de Tchernobyl. Ses nombreux reportages en Ukraine dans la zone interdite ont nourri l’atmosphère dystopique et pourtant hyperréaliste d’un récit haletant dont le lecteur n’émerge qu’à la dernière page. Au nord du monde, de Marcel Theroux, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Stéphane Roques, a été réédité en avril aux éditions Zulma (400 pages, 20€).

L’histoire : avec le réchauffement climatique, de nombreux Américains quittent des villes devenues inhospitalières aux Etats-Unis et, comme leurs ancêtres pionniers, reprennent la route. Direction : le grand Nord sibérien, devenu habitable, où ils vont fonder de nouvelles villes, et y vivre en respectant les ressources environnantes, pendant que "le monde d’avant" s’éteint. Makepeace est née là, à Evangeline. Elle n’a rien connu des villes que ses parents ont quittées. Mais le déclin est inexorable, et peu à peu, la population est rattrapée par le monde extérieur. Bientôt, ne reste plus à Evangeline que Makepeace, qui va devoir survivre.

Que reste-t-il après le monde ?

C’est un roman de science-fiction, et pourtant on s’y croirait. Makepeace, l’héroïne féminine est tel un mot épicène, jouant sur l’ambiguïté sexuelle pour survivre face à des bandes qui ravagent tout sur leur passage. Elle cultive son jardin, chasse, et avec son fusil surveille ce qui reste de sa ville, et de sa vie. Un jour, une jeune cosaque tombée du ciel va (...)

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