Au Niger, la Grande muraille verte avance à petits pas

·2 min de lecture

La reforestation de l'hostile plateau de Simiri a débuté en 2013. Armés de pioches et de bêches, des villageois ont construit des digues en terre qui retiennent plus longtemps les eaux de pluie autour des jeunes arbres pour assurer leur croissance, même en cas de sécheresse.

Au sol, des chèvres croquent des graines d'acacia, un arbuste aux redoutables épines : jadis paysage lunaire, le plateau de Simiri, ville située à une centaine de km au nord de Niamey, capitale du Niger, s'est transformé en un petit paradis pour la faune et la flore.

"Bienvenue sur le site de la Grande muraille verte de Simiri, une petite forêt de plus de 25 hectares qui a poussé sur un terrain caillouteux", se félicite en accueillant l'AFP le capitaine Mouhamadou Souley, chef des Services de la lutte contre la désertification. Des termites s'enfoncent dans des galeries, on peut voir des empreintes d'écureuils et de perdrix, ainsi que des mantes religieuses accrochées aux arbres où des nuées de sauterelles dévorent les feuillages.

La reforestation de l'hostile plateau de Simiri a débuté en 2013. Armés de pioches et de bêches, des villageois ont construit des digues en terre qui retiennent plus longtemps les eaux de pluie autour des jeunes arbres pour assurer leur croissance, même en cas de sécheresse. "Par là, nous avons déjà lancé des travaux d'extension de 65 autres hectares", montre du doigt le capitaine Souley.

8.000 km de verdure

Pharaonique projet de l’Union africaine, la Grande muraille verte (GMV) vise à restaurer d'ici 2030 cent millions d’hectares de terres arides en Afrique, sur une bande de 8.000 km de long allant du Sénégal à Djibouti, en passant par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée et l’Éthiopie.

Un fermier ramasse des graines d'acacia sur la Grande muraille verte, à Simiri le 13 novembre 2021 (AFP - BOUREIMA HAMA)
Un fermier ramasse des graines d'acacia sur la Grande muraille verte, à Simiri le 13 novembre 2021 (AFP - BOUREIMA HAMA)

Un fermier ramasse des graines d'acacia sur la Grande muraille verte, à Simiri le 13 novembre 2021 (AFP - BOUREIMA HAMA)

La partie nigérienne de la GMV est essentiellement formée d'acacia Sénégal (gommier blanc) et de Bauhinia rufescens, deux espèces très résistantes à la sécheresse pouvant culminer à douze mètres. "Leurs feuilles et graines sont riches en protéines pour le bétail", se réjouit Garba Moussa, paysan de Bani-Maté, un hameau proche du site. "Cuites ou séchées, nous les consommons aussi[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles