Au Mozambique, Total face à la menace des djihadistes

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C'est une terre quasi coupée du monde et interdite aux journalistes, un endroit aux plages de sable fin, regorgeant de rubis et de gaz, mais qui reste l'une des régions les plus déshéritées et dangereuses du ­Mozambique. Cabo Delgado, province septentrionale du pays d'Afrique australe, est même devenue l'une des principales zones d'action du djihadisme sur le continent. L'organisation Ansar Al-Sunna (AAS), plus connue sous le nom d'Al-Shabab, est certes présente dans la zone depuis des années. Mais depuis le début de 2020, elle connaît une croissance exponentielle.

Aux razzias meurtrières dans les villages se sont ajoutés des raids dans des localités plus importantes, comme la stratégique cité portuaire de Mocimboa de Praia, qui, malgré les dénégations du gouvernement, serait toujours occupée.

"L'un des projets industriels les plus importants de l'Histoire" mis entre parenthèses

La situation est à ce point dégradée que le pharaonique projet d'exploitation des ressources gazières découvertes en 2010 au large des côtes mozambicaines s'écrit désormais en pointillé. "Avec 100 milliards de dollars d'investissements, si toutes les réserves connues sont développées, c'est pourtant l'un des projets industriels les plus importants de l'Histoire", affirme Benjamin Augé, chercheur à l'Ifri.

Le week-end dernier, après une série d'attaques meurtrières, Total, qui va mettre quelque 20 milliards de dollars sur la table pour exploiter, à partir de 2024, l'un de ces champs gaziers, a décidé d'...


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