Au Moyen-Orient, Joe Biden ternit son image de «grand patron des démocraties»

Coopération militaire et économique, dialogue retrouvé avec les partenaires du Golfe, telles sont les grandes lignes de la nouvelle vision de l’administration américaine pour la région. Pour le reste, Joe Biden a dû se renier et laisser derrière lui ses principes pour marquer le retour des États-Unis au Moyen-Orient.

Adieu les grands discours sur les droits de l’homme et place aux photos avec le prince héritier Mohammed ben Salman, désigné par le renseignement américain comme le commanditaire de l’exécution du journaliste Jamal Khashoggi. Dans le Golfe, Joe Biden a dû renier certains de ses principes et mettre derrière lui ses promesses de faire de l’Arabie saoudite un paria.

Il faut dire qu’une partie des problèmes de politique intérieure du président américain pourrait se régler à Riyad. Convaincre les monarchies du Golfe de produire plus de pétrole permettrait de freiner l’envolée des prix, et donc de redonner du pouvoir d’achat aux Américains.

À l’issue des réunions de samedi à Riyad, aucun accord en ce sens n’a été annoncé, tout juste le président américain a parlé de discussions fructueuses avec les Saoudiens et promis des résultats concrets dans quelques semaines. Des promesses loin d’être anodines si les prix venaient à baisser à la pompe aux États-Unis, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat où le président enregistre une cote de popularité au plus bas.

Dans les médias américains, la tournée de Joe Biden a été quelque peu éclipsée par sa rencontre avec le prince saoudien Ben Salman, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.


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