Au Moyen-Orient, Biden vante le soutien “inébranlable” des États-Unis à Israël

AMMAR AWAD / REUTERS

Si la première visite de Joe Biden en Israël depuis son arrivée à la Maison-Blanche “pouvait être résumée en deux mots, ce serait peut-être : Donald qui ? ”, ironise le New York Times.

“Un an et demi après le départ de Donald Trump, les dirigeants israéliens ont accueilli son successeur à bras ouverts, comme pour lui prouver que leur histoire d’amour avec l’ancien président n’empêcherait en rien une relation étroite avec le nouveau”, observe le quotidien new-yorkais. “Quant à M. Biden, il semblait tout aussi déterminé à démontrer qu’il a toujours été au premier rang des soutiens à Israël”.

De fait, le court discours prononcé par le président américain à l’aéroport de Tel-Aviv était on ne peut plus courtois : “à mes yeux, notre relation est plus forte que jamais”, a-t-il lancé à ses hôtes, tandis que le président israélien Isaac Herzog le qualifiait de “frère” et que le Premier ministre Yair Lapid le comptait parmi “les plus grands amis qu’Israël ait jamais connus”.

Partenariat stratégique

La correspondante d’Al-Jazeera à Jérusalem remarque pour sa part que le discours de Biden s’est fort peu attardé sur le conflit israélo-palestinien. “C’était clairement adressé à un public israélien et américain. Il n’y en avait que pour Israël, sa longue histoire avec Israël et à quel point il se sentait lié à Israël”, écrit-elle.

Concernant la Palestine, “il a mentionné que la seule solution était la solution à deux États, mais n’a jamais prononcé le nom des Palestiniens”, ajoute-t-elle. “Dans le passé, le discours habituel était qu’aucune normalisation avec Israël ne pourrait avoir lieu tant qu’il n’existerait pas un État palestinien souverain, mais il semble que ce soit désormais de l’histoire ancienne”.

The Guardian confirme que la Palestine – où Joe Biden se rendra tout de même vendredi, pour rencontrer Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne – n’est pas la priorité d’un voyage qui vise surtout à “renforcer les liens de l’État hébreu avec le monde arabe, alors que la région fait face à un ennemi commun : l’Iran”.

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