"Au moins pour le symbole": sorti de prison, Damien Tarel va manifester contre le pass sanitaire

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L'homme, condamné à quatre mois de prison ferme en juin, est sorti ce samedi de la prison de Valence où il était incarcéré pour avoir giflé le chef de l'État lors d'un déplacement dans la Drôme.

Il n'exprime "aucun regret" dans la gifle infligée à Emmanuel Macron et dénonce sur BFMTV un "peuple muselé". Sitôt sorti de détention à Valence (Drôme) ce samedi, Damien Tarel fait part de son intention de se joindre dès l'après-midi aux cortèges contre le pass sanitaire.

"C'est ma priorité, en étant sorti de prison, au moins pour le symbole, de rejoindre ce mouvement qui conteste la décision du pass sanitaire", a exprimé devant nos caméras Damien Tarel.

"Un petit soufflet"

L'homme, âgé de 28 ans, estime qu'"aujourd'hui, le seul moyen de s'exprimer sont les manifestations".

"La violence physique je la déplore, néanmoins c'était juste un petit soufflet, je pense que Macron s'en est remis extrêmement bien, on n'est pas sur un tabassage", balaye-t-il à l'égard de son geste.

"Quand je suis venu ce jour-là, j'étais venu contester le Président Emmanuel Macron", ajoute-t-il. "Je ne pense pas que la démocratie c'est voter une fois tous les cinq ans pour un représentant qui ne représente pas grand-monde au final", croit-il savoir.

Sur sa détention, il évoque un début "très difficile, et puis après ça s'est bien passé". Plus tôt sur notre antenne ce samedi, Damien Tarel avait revendiqué le fait d'avoir reçu "beaucoup de soutien" au cours de sa détention.

"Montjoie, Saint-Denis! À bas la Macronie"

Lors de son procès en juin dernier, il avait assumé la dimension politique de son geste, estimant que "les gilets jaunes et le peuple français s'expriment mais leur avis n'est pas écouté" et qu'il s'était "senti investi".

Au moment de gifler le chef de l'État, il s'était exclamé "Montjoie, Saint-Denis! À bas la Macronie". À l'audience, au terme de laquelle il a été condamné à quatre mois de prison ferme, il avait déclaré qu'il s'agissait d'une "référence au cri de ralliement des chevaliers, un slogan patriote".

Article original publié sur BFMTV.com

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