Au moins six morts après une explosion dans une rue piétonne d’Istanbul

YASIN AKGUL/AFP

Quand elle a entendu la détonation, qui s’est produite près d’un magasin de vêtements au beau milieu de l’après-midi, Asena Hayal a d’abord cru à un problème sur un chantier. Puis elle s’est dit qu’il n’y avait pas de travaux le dimanche. Cette témoin, interrogée par Al-Jazeera, a alors compris que le bruit provenait d’une bombe posée sur l’avenue piétonne Istiklal d’Istanbul, “très appréciée des touristes turcs et étrangers, bordée de boutiques et de restaurants”, décrit l’Hürriyet Daily.

L’explosion, qui s’est produite peu avant 16 h 20 le dimanche 13 novembre, a fait au moins 6 morts et environ 80 blessés. Sur place, la correspondante de la BBC a observé “des hélicoptères tourner [dans les airs] et des ambulances aller et venir”. Elle a ajouté que “de nombreux commerçants, se tenant sur le seuil de leur boutique, dans cette rue normalement animée, semblaient stupéfaits”.

“Les vitrines de nombreux magasins de la rue ont été brisées. Des citoyens choqués par l’explosion se sont réfugiés dans les commerces environnants”, raconte Sözcü, qui se fonde sur des images de télésurveillance. On y verrait, selon le journal, pendant de longues minutes, “une femme portant un sac à main, assise sur un banc devant des pots de fleurs en béton”. Elle se lève à 16 h 11. “Trois minutes plus tard, survient l’explosion”, précise Sözcü.

Erdogan promet une “punition méritée”

Juste avant de s’envoler pour le G20 en Indonésie, le président Recep Tayyip Erdogan a salué la mémoire des victimes et évoqué la possibilité d’un acte terroriste, promettant que les responsables seraient identifiés. “Les auteurs recevront la punition qu’ils méritent”, a-t-il déclaré, cité par TRT World.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung a parlé de “chasse à l’homme”. Dans la nuit de dimanche à lundi, le ministre de l’Intérieur turc a en tout cas annoncé l’arrestation d’une personne soupçonnée d’avoir déposé l’engin explosif et a directement mis en cause le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Si aucun groupe n’a encore revendiqué l’attaque, Al-Jazeera note que deux organisations ont participé à la série d’attentats qui ont frappé la Turquie de 2015 à 2017 (une explosion avait notamment tué 30 personnes à Suruç, près de la frontière syrienne, en juillet 2015) : le PKK et Daech.

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