Au moins 30 morts dans une attaque contre un bus dans le désert syrien

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En Syrie, une trentaine de personnes ont été tuées dans une attaque contre le bus qui les transportait dans une région désertique entre la ville de Palmyre au centre, et la province orientale de Deir Ezzor. Une quinzaine d’autres ont été blessées.

Avec notre correspondant régional, Paul Khalifeh

L’agence officielle syrienne Sana affirme que les victimes de l’attaque sont des « citoyens ». De son côté, l’Observatoire syrien des Droits de l’homme assure que les morts sont des « soldats qui allaient en permission ».

Des bombes ont explosé au passage d’un convoi formé de plusieurs bus sur une route désertique du centre de la Syrie. Les véhicules ont ensuite été attaqués aux armes automatiques. L’un d’eux a été touché de plein fouet tandis que deux autres ont réussi à s’échapper.

L’embuscade a eu lieu dans une région où le groupe État islamique est bien implanté. L’agence Sana souligne d’ailleurs que des « cellules » de l’organisation jihadiste sont actives dans le secteur.

En réalité, il ne s’agit pas de cellules, mais d’unités, composées parfois de dizaines de combattants bien armés, et disposant de bases de repli dans le désert de la Badia, qui s’étend de la province centrale d'Homs à la frontière avec l’Irak, à l’est.

En novembre, l’armée syrienne avait lancé avec le soutien de l’aviation russe une vaste offensive pour sécuriser les voies de communication régulièrement visées par les combattants du groupe État islamique. Depuis mars 2019, les troupes de Damas ont perdu 1.300 soldats, tandis que les jihadistes ont perdu 600 hommes lors de combats dans le désert central, à l’ouest de l’Euphrate.

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