A la Une: au Mexique, le féminicide de trop ?

Le gouvernement mexicain a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête contre des médias qui ont diffusé les images du corps d’une jeune femme assassinée par son compagnon alors que le vendredi 14 février les Mexicaines comptent descendre dans la rue pour réclamer justice après ce nouveau féminicide.Un sujet qui fait polémique depuis maintenant trois jours au Mexique. Ingrid Escamilla, une jeune mexicaine de 25 ans a été sauvagement assassinée par son compagnon.

Les médias mexicains n’ont pas hésité à diffuser les images de son corps et la police a laissé filtrer les images du meurtrier dans un fourgon de police, le corps et la tête recouverte de sang. Ce qui a soulevé l’indignation de nombreuses associations, mais également de la population et des femmes en particulier, détaille Excelsior. D’où cet appel à manifester ce vendredi et samedi pour réclamer justice.

Pour la secrétaire à l’Intérieur du Mexique, l’équivalent du ministre de l’Intérieur en France, « le cas d’Ingrid Escamilla doit servir d’exemple de ce qu’il ne faut jamais faire » a expliqué jeudi Olga Sánchez Cordero. Une enquête a été ouverte détaille Milenio et selon les autorités les personnes qui auraient remis les images du corps d’Ingrid aux médias seront poursuivies. Quant aux médias, la justice va examiner les responsabilités et les conséquences juridiques que cela pourrait impliquer. Un dossier très sensible au Mexique où les féminicides font souvent les gros titres de la presse.

Évasion digne d’un film au Honduras

Une véritable scène de film, titre ce vendredi La Prensa. Les faits se sont déroulés à El Progreso. Alors que l’audience d’Alexander Mendoza, alias Porky, considéré comme le chef de la Mara Salvatrucha MS13, un gang ultra-violent, était en train de s’achever, un groupe de 20 membres de son gang est entré dans le tribunal.

Habillés avec des uniformes des forces de l’ordre et semblant accompagner un témoin protégé, ils sont entrés sans opposition avant d’attaquer le cordon de sécurité. Des armes lourdes étaient en fait cachées sous les vêtements du témoin. Le bilan est lourd : 4 policiers morts, 4 autres blessés et un membre du gang également tué. Les criminels, eux, sont parvenus ensuite à prendre la fuite, malgré le dispositif de sécurité déployé.

Baisse significative des meurtres au Brésil

Selon le calcul du journal G1, la déclinaison gratuite de Globo, qui se base sur les données officielles de 26 États, en 2019 : 41 635 meurtres ont été enregistrés sur le territoire brésilien. C’est-à-dire 10 000 assassinats en moins qu’en 2018, ce qui représente une baisse de 19 % des homicides rien que pour l’année 2019.

Deux États font figure de très bons élèves avec 30 % de baisse : le Ceará et le Roraima. Un optimisme à relativiser tout de même selon G1, puisqu’un tiers des États brésiliens ont connu une hausse des assassinats sur le dernier trimestre de l’année.

Le président brésilien Jair Bolsonaro nomme un général au poste de Premier ministre

Le général Walter Souza Braga Netto remplace désormais Onyx Lorenzoni au ministère de la Maison civile, ce qui équivaut au poste de Premier ministre. C’est le neuvième militaire à prendre la tête d’un ministère détaille la Folha de São Paulo.

Une décision qui s’apparente à une militarisation du pouvoir, estime le quotidien. Ce général était jusqu’à présent en charge de l’ensemble des forces de sécurité de Rio de Janeiro. Au cours des onze mois qu’il a passés à ce poste, la violence a certes baissé, mais le nombre de morts lors des opérations de police a augmenté, rappelle le quotidien.

Wester Union envisagerait de limiter les transferts vers Cuba

Une information qui fait la Une d’El Nuevo Herald, quotidien en langue espagnole de Floride, très lu par la diaspora cubaine. En fait Western Union, la société de transfert de fonds, envisagerait de n’autoriser que les transferts qui proviennent des États-Unis.

Une mesure qui pourrait prendre effet le 26 février prochain et qui aurait de lourdes conséquences pour les Cubains très dépendants de l’argent envoyé par des membres de leur famille, quel que soit le pays. Selon El Nuevo Herald cette décision serait une conséquence du durcissement des sanctions américaines à l’égard de Cuba décidé par l’administration Trump.