Au Maroc, l'affaire Jacques Bouthier, ex-PDG d'Assu 2000, continue à prendre de l'ampleur

FADEL SENNA / AFP

Une nouvelle plainte a été déposée contre l'ex-patron français Jacques Bouthier et ses collaborateurs au Maroc, pour "harcèlement sexuel", et un septième suspect, de nationalité française, placé en garde à vue.

L'affaire Jacques Bouthier, ex-patron français accusé avec plusieurs de ses collaborateurs de harcèlement sexuel par de jeunes employées à Tanger, ne cesse de prendre de l'ampleur au Maroc, avec une nouvelle plainte, une garde à vue et des témoignages incriminants. "Au total, sept plaintes sont déposées contre (Jacques) Bouthier et ses complices. Les victimes ont décidé de briser la loi du silence et d'autres suivront aussi", a déclaré à l'AFP Me Abdelfattah Zahrach, un avocat des plaignantes, lors d'une conférence de presse à Tanger. Jusqu'à aujourd'hui, six Marocaines avaient porté plainte.

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Par ailleurs, "un septième suspect de nationalité française a été placé en garde à vue. Il sera présenté dans la journée (samedi) devant le procureur général du roi", a précisé de son côté l'avocate Aïcha El Guella, la présidente de l'Association marocaine des droits des victimes (AMDV) qui organisait la conférence de presse.

Le 6 juillet, cinq collaborateurs de Jacques Bouthier avaient été traduits devant un juge d'instruction et mis en détention provisoire à la suite de plaintes d'anciennes employées de succursales du groupe Assu 2000 (rebaptisé Vilavi en janvier) dans la cité portuaire du nord du Maroc. Un sixième inculpé a été laissé en liberté.

Des salariés auraient "recruté et préparé psychologiquement les filles pour la venue du patron"

Ils sont accusés de "traite d'êtres humains", "harcèlement sexuel", "attentat à la pudeur" et "violences verbales et morales".

Ces six salariés du groupe - cinq Marocains, dont deux femmes, et un Français - auraient "recruté et préparé psychologiquement les filles pour la venue du patron" et "justifiaient les(...)


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