Au Mali, Kidal accueille près de 4000 déplacés de Talataye

Les déplacés de Talataye, dans le nord-est du Mali, continuent d’affluer à Gao ou à Kidal. Le 6 septembre, cette localité était la cible d’une attaque de l’EIGS, la branche sahélienne du groupe État islamique. Le groupe terroriste cherche depuis six mois à prendre le contrôle du nord-est du Mali jusqu’ici dominé, selon les zones, par des groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, conclu avec le gouvernement malien, ou par le Jnim, mouvement jihadiste rival lié à al-Qaïda. Depuis six mois, les attaques de l'EIGS se multiplient, la dernière en date avait fait 42 morts à Talataye il y a deux semaines. Les habitants qui avaient pu prendre la fuite arrivent progressivement à Ménaka, Gao ou encore Kidal, où leur accueil s’organise.

Plusieurs centaines de familles, près de 4 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, sont arrivées à Kidal ces derniers jours. Une estimation recoupée auprès de la société civile de Kidal et la coordination des organisations humanitaires présentes au Mali.

Attayoub Ag Intallah est le frère de l’amenokal, le chef traditionnel de Kidal, issu de la tribu touareg des Ifoghas. Il est aussi le président de la société civile de Kidal, mobilisée pour l’accueil des déplacés : « On fait avec les bonnes volontés, les collectes organisées par les jeunes, les femmes, les associations, explique-t-il. Il faut d'abord de l'eau, de la nourriture, des abris et des soins. Ce sont les premières choses dont les gens ont besoin. »

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