Au Liban, économiquement exsangue, les hôpitaux se préparent à la gestion de crise

Alors que les frappes israéliennes s’intensifient au sud du Liban et se font plus profondes dans le territoire libanais, parfois à plus de 60 km de la frontière, les hôpitaux envisagent tous les scénarios, avec les moyens du bord au Liban. Depuis le début de cette guerre larvée entre le Hezbollah et Israël, le ministère de la Santé libanais a mis en place un plan d’urgence pour former du personnel aux situations de crise. Mais la crise économique qui sévit depuis bientôt cinq ans a essoré les hôpitaux et leurs personnels soignants.

Avec notre envoyée spéciale à Saïda, Sophie Guignon

L’hôpital public de Saïda, dans le sud du Liban, jouxte l’entrée du camp palestinien de Aïn el-Helweh. Des ambulanciers emmènent des patients aux urgences. Le docteur Ahmad Samadi, directeur de l’établissement, se prépare à tous les scénarios avec les moyens du bord. « Nous avons cinq chariots. On peut traiter 100 blessés à la fois », explique-t-il.

Des stocks et des lits supplémentaires ont aussi été prévus pour pouvoir être autonome en cas d’extension du conflit. « Si les routes étaient coupées comme pendant la guerre de 2006, cela empêcherait les hôpitaux d’être ravitaillés en matériel médical, en oxygène, en fioul. À ce stade, nous avons réussi à faire des stocks pour un mois », explique le médecin.

3000 personnels soignants ont été formés à la gestion de crise par le ministère de la Santé. Déjà à genoux, le pays ne se remettrait pas d’un nouveau conflit avec Israël.


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