Au lendemain des législatives, Emmanuel Macron est dans une impasse

© AFP

La sanction est tombée. Elle est sévère, bien plus que ce que le camp présidentiel avait pu anticiper. Ses stratèges, qui misaient sur un réflexe de peur de l’électorat après un premier tour des législatives où les candidats de la Nupes avaient performé et espéraient un reflux au deuxième, n’ont pas été exaucés. Emmanuel Macron échoue à s’assurer d’une majorité absolue, et de très loin : avec 244 sièges étiquetés Ensemble (LREM, MoDem, Horizons), il lui en manque 45 pour reprendre le contrôle des opérations. C’est considérable. Jamais, dans l’histoire de la Ve République, des élections législatives suivant une présidentielle n’avaient conféré plus faible assise parlementaire à un chef de l’Etat.

La loi d’airain de la Ve République gaullienne, qui voulait qu’un Président élu ou réélu se voyait dans la foulée mécaniquement doté d’une majorité à l’Assemblée nationale, n’est plus. Mais la défaite d’Emmanuel Macron n’est pas qu’arithmétique. Plusieurs de ses ministres, battus, sont contraints à la démission : Justine Bénin (Mer) et Brigitte Bourguignon (Santé). Symbole éclatant de cette gifle électorale, Amélie de Monchalin, ministre de la Transition écologique et à ce titre porteuse du dossier prioritaire de ce second quinquennat, se voit sèchement défaite par le socialiste Jérôme Guedj dans la 6e circonscription de l’Essonne.

Lire aussi - Ferrand, Castaner, Montchalin, Bourguignon… Ces figures de la majorité battues aux législatives

Richard Ferrand et Christophe Castaner, pat...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles