Au Kenya, les ravages de l’huile de la noix de cajou pour les mains des travailleurs

À Kilifi, au Kenya, les mains des travailleurs transformant la noix de cajou sont gonflées et pleines d’ampoules. Nombre d’entre eux travaillent sans gants de protection ni machine, alors que la coque de la pomme de cajou contient une huile allergisante. Des photos publiées sur Twitter à la mi-janvier ont poussé les autorités à inspecter des usines où la noix de cajou est transformée.

La noix de cajou est l’une des principales cultures sur la côte kényane, notamment dans le comté de Kilifi. Mais c’est l’une des noix dont la production est aussi la plus dangereuse, en raison des blessures qu’elle cause aux travailleurs qui l’extraient de sa coque.

Le 15 janvier, Daniel Faraja a essayé d’attirer l’attention à ce sujet, en publiant sur Twitter des photos montrant les mains de travailleurs. Son fil Twitter a déjà été vu plus d’un million de fois.

"Ils sont exploités et on ne leur fournit pas de gants pour protéger leurs mains"

Daniel Faraja est un entrepreneur de Kilifi. Il vit près d'une usine de transformation de noix de cajou :

Le 15 janvier, j'ai vu l'une des ouvrières, qui est ma voisine. Elle était venue chez moi pour chercher de l'eau, et quand je l’ai aidée, j'ai vu ses mains : elles étaient défigurées. Je lui ai demandé pourquoi, et elle m'a répondu : "Je travaille dans l'usine de transformation de noix de cajou. Mes mains sont comme ça à cause des noix." Elle a dit que ça lui faisait mal.

Daniel Faraja poursuit :