Au Japon, l’assassinat de Shinzo Abe pourrait polariser la politique et précipiter un changement constitutionnel profond

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Shinzo Abe n’était plus le Premier ministre du Japon mais il était une pierre angulaire du très puissant Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste).

Pierre Bonneels, Université Libre de Bruxelles (ULB) et Takeshi Morisato, University of Edinburgh

Si en façade, les choix importants du pays sont promus par l’actuel Premier ministre et chef du parti élu en octobre 2021, Fumio Kishida, en réalité les idées et les opinions d’Abe, assassiné le 8 juillet dernier, pesaient encore beaucoup.

L’assassinat aurait été commis à l’aide d’un fusil de chasse artisanal par un ancien membre des forces d’autodéfense, Yamagami Tetsuya (41 ans). Pour le moment, l’enquête montre que son intention n’était « pas fondée sur des convictions politiques », car ce serait « l’attitude générale » d’Abe qui le dérangeait. Selon les déclarations de la police, le meurtrier en voulait aussi à l’Église de l’unification, connue sous le nom de « secte Moon ». Il pensait que M. Abe avait un lien avec celle-ci.

Ces incidents sont profondément troublants car ils apparaissent comme contraire à l’image du Japon : une société propre, organisée et sûre.

Fumio Kishida, Premier ministre du Japon depuis 2021.


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