Au Japon, «guérilla» sur le front des ventes de consoles vidéo

Au pays de Sony et de Nintendo, il y a pénurie de consoles de jeu vidéo, le manque de composants pénalisant leur production. Pour tenter d’obtenir une console, des centaines de fans s’organisent, passent la nuit devant les magasins d’électronique susceptibles d’en recevoir quelques-unes. Un phénomène connu au Japon sous l’expression de « guérilla » des ventes de consoles.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

La guérilla est une forme de guerre caractérisée par des actions de harcèlement, d’embuscades ou de coups de main. Sur le front du jeu vidéo au Japon, la guérilla relève de l’espionnage. Il s’agit de repérer les magasins sur le point d’être approvisionnés en consoles. Pour ce faire, des acheteurs ont créé une agence de renseignements. Ses agents éparpillés à travers tout le pays s’informent sur la production des consoles et la date de leur livraison aux magasins. Un chercheur en intelligence artificielle traite les données sur un ordinateur, évalue les meilleures chances de trouver une console, poste sur le forum internet de l’agence de renseignement les noms des villes et des magasins qui pourraient recevoir des consoles dans les 48 heures.

Les marchés américains et européens privilégiés par les fabricants

Les consoles de jeux vidéo au Japon sont devenues, en raison d’une demande de loin supérieure à l'offre, des objets de spéculation. De nombreuses consoles achetées en « vente guérilla » sont aussitôt revendues au prix fort sur Internet. Une PlayStation achetée 55 000 yens (soit 390 euros) peut être vendue facilement le double en ligne. On ne s’attend pas à une augmentation conséquente de leur production avant la deuxième moitie de 2023.


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