"On est au fond du trou" : face au Covid-19, les professionnels du tourisme entre fatalisme et espoir d'une belle saison estivale

Sophie Auvigne
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C'est un peu comme si le ciel était tombé sur la tête des professionnels du tourisme mercredi 31 mars avec les nouvelles restrictions sanitaires contre le Covid-19 annoncées par Emmanuel Macron. Des vacances scolaires de printemps plus tôt que prévues regroupées pour toutes les zones et surtout avec des contraintes plus importantes.

Du personnel recruté pour rien

Lorsque les vacances de pâques vont commencer samedi 10 avril, pour 15 jours, il sera impossible partout en France de passer d'une région à l'autre sauf motif impérieux. Les vacances n'en font pas partie. Or, il y avait un frémissement du côté des réservations. Chez Gîtes de France, 50 000 contrats avaient été signés et puis patatra, les demandes d'annulation ont commencé à arriver mercredi soir. Adieu ces 25 millions d'euros de rentrées pour les loueurs.

Même douche froide pour les hôteliers, selon Laurent Duc, à la tête de la branche hôtel du syndicat UMIH : "Tous les hôtels de la côte d'Azur qui d'habitude ouvrent pour Pâques, toutes les stations balnéaires, la Bretagne, les Landes, ne vont pas ouvrir. Ils ont même recruté du personnel qu'ils vont mettre au chômage partiel. Il y a un an ils nous ont mis en place des prêts qu'on devrait commencer à rembourser. Mais comment ? Avec quel chiffre d'affaires ? En faisant un confinement global comme ça, à nouveau, nous on est au fond du trou."

L'espoir d'une bonne et longue saison estivale

Pour les locations de vacances, les demandes pures et simples de remboursement (...)

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