Au Fil des Voix, les Victoires de la diversité

David Walters, Misia et Antonio Zambujo © A.Grenier/C.B.Aragão/A.Brazio

Treize ans déjà. Au fil du temps, Au fil des voix a su s’imposer comme le festival marquant de l’entrée dans l’année calendaire. Aucun genre particulier, ni thématique définie ne prévalent à la programmation de cet événement musical parisien ouvert sur le monde. Inauguré à La Cigale, clôturé au Trianon et implanté durant les trois semaines de festival au 360 Paris Music Factory – nouveau lieu dédié à la musique créé par Saïd Assadi, fondateur du festival – il n’a d’autre impératif que celui de rassembler. « Ce sont des moments de partage, de respect, de solidarité, où le temps d’un festival nous oublions nos différences » assure Barbara Hendricks, marraine de cette édition.

A l’affiche de ces festivités, le fado aura la part belle avec un concert d’ouverture rassemblant deux pointures du genre, Antonio Zambujo et Misia. Totalement libres dans leur approche, tous deux poursuivent une exploration intimiste du chant portugais. S’il opte dans son prochain album pour une orchestration touffue et enlevée (avec le Sinfonieta de Lisboa), Antonio Zambujo a développé jusque-là une approche feutrée du fado. C’est cette formule acoustique et minimaliste, formidable écrin de sa voix mélancolique, qu’il continue de privilégier sur scène où seuls une guitare portugaise, un piano et une contrebasse l’accompagnent.

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