Au fait, qu’est-ce que l'AIEA ?
Est-on au bord de la catastrophe nucléaire à la centrale ukrainienne de Zaporijjia, cible de bombardements depuis près d’un mois ? C’est à cette question que va tenter de répondre l’équipe de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) dirigée par l’Argentin Rafael Grossi qui, aujourd’hui et malgré les combats en cours , a pu pénétrer sur le site contrôlé par les forces russes. Cette mission est l’une des plus périlleuses de l’histoire de l’agence onusienne, qui a pourtant l’habitude d’évoluer en environnement hostile.
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Créée en 1957, l’AIEA fut à ses débuts surtout chargée de développer et contrôler l’usage pacifique et civil du nucléaire.
Avec la ratification du traité de non-prolifération des armes nucléaires en 1968, elle endosse un nouveau rôle : elle devient, par ses inspections in situ notamment, le responsable de la surveillance de la bonne application du traité, qui empêche les États signataires d’augmenter leur nombre d’armes nucléaires et pour ceux qui n’en détiennent pas de chercher à en avoir. Elle va s’illustrer en Irak, dans les années 1990 puis en 2003 avant l’invasion américaine.
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C’est aussi elle qui depuis près de vingt ans est censée contrôler le programme nucléaire iranien, source de très fortes tensions entre Washington et Téhéran. Elle est aussi intervenue après les catastrophes d...