Mais au fait, d'où ça vient, le Beaujolais nouveau?

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Mais au fait, d'où ça vient, le Beaujolais nouveau?

Chaque troisième jeudi de novembre, le Beaujolais nouveau inonde bars, restaurants, supermarchés et pour finir parfois, le caniveau. De Paris à Tokyo en passant par New York et Pékin, le monde entier se rince le gosier en y cherchant des saveurs parfois inexistantes ou artificielles de bananes ou de fruits rouges.

Si ce vin souffre d'une mauvaise image auprès de certains consommateurs, Thierry Poincin, caviste à En Vrac dans le 18e arrondissement à Paris, réhabilite ce breuvage, qui peut être excellent, lorsqu'il est fait dans les règles de l'art par des vignerons consciencieux. Il nous raconte aussi les origines du Beaujolais nouveau.

L'histoire du Beaujolais nouveau est récente et s'articule autour de trois dates. Tout commence en 1951. "Avant cette date, les vignerons avaient l'obligation de commercialiser leur vin à partir du 15 décembre, pas avant", souligne Thierry Poincin. "Le Beaujolais est fait à partir de Gamay noir à jus blanc, un cépage dont la vinification peut être assez courte. Les vignerons du Beaujolais étaient donc un peu frustrés. Lorsqu’ils avaient vendangé leur parcelle, le raisin était fermenté et la vinification relativement courte", complète-t-il. "Pour un Beaujolais nouveau, la vinification se passe entre quatre et dix jours. Le syndicat du Beaujolais a donc demandé l'autorisation de commercialiser leur vin avant le 15 décembre." 

Autorisation qu’il a obtenue en 1951. "Mais ce n'était pas encore très organisé....

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