Au Congrès des Maires, Macron passe l'épreuve de l'accueil glacial

Romain Herreros
Emmanuel Macron et François Baroin lors du 102e Congrès des maires de France. 

POLITIQUE - “J’ai besoin de vous”. Pour son oral de rattrapage devant le Congrès des maires ce mardi 19 novembre à Paris, Emmanuel Macron était attendu au tournant. Et cela s’est vu dès son arrivée. Quand il est monté sur scène, et alors que les écrans géants retransmettaient son accueil, l’assistance a observé un long silence glacial. Une ambiance correcte, mais pas franchement chaleureuse, confirmée par les propos liminaires d’André Laignel et François Baroin, respectivement vice-président et président de l’Association des maires de France. 

Le premier, maire PS d’Issoudun dans l’Indre, a littéralement étrillé la politique du gouvernement à l’égard des territoires, ciblant tour à tour la baisse des dotations et la suppression de la taxe d’habitation. “Le garrot financier continue de se resserrer pour une majorité d’entre nous”, a pesté l’élu socialiste, estimant que “les baumes de la parole soignent difficilement les maux du quotidien”. Une charge sévère, qui n’a pas échappé aux membres de la majorité, à l’image du député LREM Sacha Houlié, qui a dénoncé sur Twitter “la complainte grossière d’André Laignel”.  

Si François Baroin a adopté un ton moins offensif, il n’a pas pour autant esquivé les sujets qui fâchent. “Comme tous les chefs d’État, et vous n’êtes pas le premier, vous avez décidé de supprimer un impôt qui ne vous appartient pas”, a lâché le maire de Troyes à propos de la suppression de la taxe d’habitation, provoquant les applaudissements nourris de l’assistance. Sur l’écran géant, le sourire crispé d’Emmanuel Macron n’échappe alors à personne, comme le montre la vidéo ci-dessous.  

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