Au cirque Royal Zavatta, des réfugiées ukrainiennes assurent le spectacle

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La voix d'Ilona résonne sous le chapiteau blanc. Elle chante son pays qu'elle a laissé derrière elle. À ses côtés, ses quatre collègues ukrainiennes frissonnent à l'écoute de cet hymne de résistance. Téléphone à la main, inquiètes pour leurs proches, elles vivent au rythme des alertes à la bombe dans leur pays.

"Peut-être que nous n'aurons plus de parents"

"Maintenant, nous vivons au jour le jour. Nous ne savons pas ce qui arrivera demain. Peut-être que nous n'aurons plus de maison. Peut-être que nous n'aurons plus de parents", confie-t-elle au micro d'Europe 1. Les costumes et paillettes contrastent avec leurs récits. Alina a fait la route depuis le Donbass, au cœur du conflit… Lorsqu'elle évoque ses parents restés en Ukraine, sa voix se brise, alors c'est Anastasia qui raconte pour elle : "Ses parents sont restés. Ils n'ont pas d'électricité, pas d'eau, pas de nourriture."

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"On ne voulait pas qu'elles soient seules"

Au fil des spectacles, elles tentent de se reconstruire ensemble, explique Christophe Herry, directeur artistique du cirque… "On ne voulait pas qu'elles soient toutes seules. Elles sont en groupes, elles peuvent se tenir les coudes si vous voulez parce que le soir quand y a une attaque sur le Donbass, elle peut partager ses craintes, ses peurs avec ses collègues."

Ces artistes continueront les spectacles jusqu'au 1er mai à Reims, mais toujours, l'esprit tourné vers l'Ukraine, à plus de 2.000 km.

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