Au CHU de Guadeloupe: morgue saturée, 40% des lits occupés par des patients Covid

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Au CHU de Guadeloupe, île des Antilles qui connaît actuellement une flambée de l'épidémie de Covid, 40% des lits sont désormais occupés par des patients Covid, et la morgue est saturée, selon la direction de l'hôpital.

"40% des lits sont occupés par des patients Covid", a indiqué mercredi Gérard Cotellon, le directeur général du CHU à l'AFP. "149 de nos lits de médecine sont dédiés à des patients Covid. Seulement 5 sont encore vides", ajoute-t-il. Les 46 lits de réanimation ouverts sont, eux, occupés et les urgences enregistrent jusqu'à 80 passages par jour, pour le Covid uniquement.

"Tout le monde fait du Covid, même ceux dont la spécialité est loin de ce type de pathologie", rappelle Gérard Cotellon.

Le service pédiatrie accueille également des patients touchés par le virus. "Nous avons quelque 5 enfants hospitalisés et 5 ou 6 mamans", détaille la direction du CHU, qui indique être monté "jusqu'à 9 enfants" ces derniers jours.

Au total 8 services ont été fermés pour accueillir des lits de réanimation. Et cela s'annonce insuffisant. "Les autres établissements vont devoir ouvrir des lits de réa", constate Gérard Cotellon.

Dans l'hôpital guadeloupéen, comme quelques jours plus tôt en Martinique, la morgue sature également. "Nous avons 15 places plus une chapelle ardente réfrigérée qui peut accueillir une trentaine de corps", détaille Gérard Cotellon, sous le contrôle de la légiste du CHU Tania Foucan.

"Les pompiers de Paris nous ouvrent 4 modules de 12 places", annonce-t-il et un container réfrigéré vient d'être installé pour encaisser le rythme des décès, plus de 15 par jour juste au CHU, mais "cela ne compte pas les décès à domicile".

Selon les médias locaux, les services des pompes funèbres commencent aussi à être surchargés.

Par ailleurs, un avion d'Air Caraïbes doit évacuer mercredi soir vers l'Hexagone huit malades du Covid en détresse respiratoire, en raison de la saturation des lits de soins critiques.

"C'est une stratégie que nous avons utilisé en métropole lors des autres vagues", a expliqué mercredi à la presse Lionel Lamhaut médecin urgentiste du Samu de Paris qui coordonne l'évacuation. La différence "c'est la distance et les contraintes aéronautiques" que sont l'accès à l'électricité pour le matériel et l'oxygène embarqué.

"Le niveau de soins pour nos patients est extrêmement élevé. Il est quasi semblable à celui de la réanimation en cours. Les soins vont être poursuivis: ils vont avoir tous leurs traitements, et ils peuvent avoir si besoin des examens de sang, et il y a un laboratoire, un échographe", et pour 2 patients, il y a "deux infirmières et un médecin prévus", a ajouté M. Lamhaut.

La semaine dernière il y a déjà eu six évacuations sanitaires depuis la Martinique vers l'Hexagone.

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