A la Une: au Chili, la mort de la journaliste Francisca Sandoval

La journaliste Francisca Sandoval, âgée d’une trentaine d’années, avait été grièvement blessée par un tir à la tête lors des manifestations du 1er mai. Deux femmes et un homme avaient été touchés ce jour-là, blessés par « des tirs de groupes liés aux organisations criminelles qui contrôlent l’espace public pour leur commerce informel », rappelle La Tercera. Emol rapporte qu’après l’annonce de la mort de la journaliste, qui collaborait au média communautaire en ligne « Señal 3 de La Victoria », des manifestants se sont réunis sur la Plaza Italia de Santiago, affichant des posters demandant justice pour Francisca Sandoval.

Une justice que demandent aussi tous les politiques chiliens, dont le journal a recueilli les réactions. Sur son compte Twitter, le président Gabriel Boric s’est voulu ferme : « Nous ne permettrons pas l’impunité », « la violence nuit à la démocratie ». De fait, note Diario del Dia, Francisca Sandoval est « la première journaliste à être assassinée au Chili en période de démocratie ». Le journal rappelle que son meurtrier présumé est en détention préventive.

Dans son éditorial, La Tercera souligne « l’indignation » des Chiliens devant la mort de la journaliste. Une mort qui, estime le journal, « souligne la nécessité impérieuse de combattre les dangereuses mafias qui prolifèrent dans tout le pays ». Particulièrement dans le quartier de Meiggs où la journaliste a été blessée : un quartier sous le contrôle des mafias comme l’ont montré une série d’enquêtes journalistiques. Le journal y voit « une tentative claire d’intimider les journalistes et d’entraver leur mission d’informer et dire la vérité ».

En Colombie, la Cour constitutionnelle dépénalise le suicide assisté par médicaments

La Cour Constitutionnelle a reconnu ce jeudi le suicide assisté « comme un moyen pour accéder à une mort digne ». « Dans le suicide assisté, contrairement à l'euthanasie, c’est le patient qui exécute l’action finale pour mettre fin à ses jours », explique El Tiempo. Avec cette décision, l’aide apportée par un médecin ne sera plus considérée comme un délit – et le médecin ne sera pas poursuivi, c’est une première en Amérique latine. Jusqu'ici, les médecins chiliens qui aidaient les patients à mourir risquaient entre 16 et 36 mois de prison, détaille El Espectador.

Une pénalisation qui, selon la Cour, affectait « les droits à une vie digne et à l’autonomie des personnes », note El Tiempo. La Cour écrit que, pour bénéficier du suicide assisté, toute une série de conditions doivent être remplies, souligne Semana : le patient doit pouvoir présenter un diagnostic médical de lésions corporelles, de maladie incurable ou d’une extrême gravité. Pour autant, rapporte El Heraldo, l’Église catholique de Colombie a rejeté la dépénalisation du suicide assisté, exhortant « les personnes qui souffrent de repousser la tentation d’utiliser un médicament pour mourir ».

Au Canada, manifestation des anti-avortement

La manifestation annuelle s’est tenue à Ottawa, alors qu’aux États-Unis on craint un très fort recul du droit à l’avortement. Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés sur la colline du Parlement ce jeudi, « ravis » que l’arrêt Roe v Wade et donc le droit à l’avortement soit en danger aux États-Unis, rapporte le National Post, citant le président d’un groupe anti-avortement qui, devant la foule, a espéré que les politiciens canadiens fassent de même.

La Presse rappelle qu’au contraire, le Premier ministre Justin Trudeau a évoqué une loi protégeant le droit à l’avortement. Aux marges de ce rassemblement, quelques dizaines de manifestants, pro-avortement cette fois, s’étaient rassemblés.

Aux États-Unis, les républicains et le droit des pro-avortements à manifester

Ce sont précisément ces voix qui défendent l’avortement que, du côté des États-Unis, certains républicains veulent faire taire : depuis que le projet d’arrêt de la Cour suprême a été révélé, « beaucoup sont descendus dans la rue, y compris pour manifester devant les maisons des juges conservateurs ».

Du coup, pour les faire taire, rapporte le Boston Globe, les gouverneurs républicains du Maryland et de Virginie ont envoyé une lettre au procureur général Merrick Garland, affirmant que ces manifestations violaient un statut fédéral interdisant de tenter d’influencer les arrêtés des juges en manifestant près de là où ils habitent. Réponse du Boston Globe : « Manifester est une réponse à la douleur ressentie devant l’injustice (...) Cela a été un moteur pour toutes les grandes avancées qu’a connues ce pays. Pour cette raison, c’est en général un des premiers droits réprimés par les régimes autoritaires ».

À Porto Rico, naufrage d’un bateau transportant des migrants illégaux haïtiens et dominicains

Selon le New York Times, l’embarcation venait de République dominicaine et naviguait dans un passage difficile situé à l’ouest de Porto Rico quand elle a été repérée. Au moins 13 personnes ont été tuées, des dizaines d’autres ont pu être secourues, rapporte le journal.

On ne sait pas, pour le moment, combien de personnes étaient à bord, écrit Rezonodwes, qui cite les garde-côtes : « c’est ce dont nous parlons depuis des semaines. Il s’agit de bateaux de fabrication artisanale, surchargés, qui ne sont pas en état de naviguer et qui ne disposent d’aucun équipement de sauvetage à bord. »

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