Au Cambodge, le Premier ministre Hun Sen fait place nette

Libération.fr

En ciblant la presse, l'opposition et les ONG, le Premier ministre veut éteindre toute critique avant l'organisation des élections générales de 2018 que le pouvoir redoute.

Médias fermés, opposition arrêtée, ONG expulsées, le Cambodge du Premier ministre Hun Sen ne s’embarrasse même plus des apparences de la démocratie. C’est une «descente en pleine dictature», comme le titrait le quotidien anglophone Cambodia Daily avant de mettre la clé sous la porte, le 4 septembre, mettant un terme à vingt-quatre ans d’activité. Mardi, après deux décennies de présence dans le royaume, Radio Free Asia a, à son tour, fermé son bureau de Phnom Penh. Le jour où le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) a été empêché de commémorer l’attaque d’un rassemblement de l’opposition qui avait fait près de 20 morts et une centaine de blessés le 30 mars 1997.

Qui était visé ce jour-là ? Sam Rainsy, leader de l’opposition, qui vit aujourd’hui en exil à Paris pour éviter la prison après une énième condamnation. Le dirigeant du CNRP, Kem Sokha, qui, lui, n’a jamais quitté le Cambodge, a été arrêté le 3 septembre par une bonne centaine de policiers qui ont saccagé son domicile.

Que lui reproche le clan Hun Sen ? Rien de moins qu’une «conspiration secrète, entre Kem Sokha, son groupe et des étrangers, faisant du tort au Cambodge», selon le communiqué de Phnom Penh. Le gouvernement a déniché un «acte de trahison» sans épiloguer. L’autocrate patriarche Hun Sen, au pouvoir depuis 1985 et qui s’y est maintenu à grand renfort de manipulations électorales et d’intimidations physiques et verbales, voit de la «trahison» partout avant les élections générales de l’été prochain.

«Protéger ce traître»

C’est peut-être pour cette raison qu’il s’en prend tous azimuts à toute forme de critique, d’indépendance, d’expression libre et de liberté d’association. Lundi, il est reparti à l’assaut de l’opposition qu’il a menacée de «dissolution». Il n’a pas apprécié qu’une vingtaine de députés du CNRP (...)

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