Au Caire, le vicaire du Christ en quête de concorde

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Pour consolider les relations entre l’islam et le christianisme, le pape François se rend ce vendredi en Egypte, dans un pays meurtri par les attentats anti-Coptes.

Apeine trente-six heures sur place. Le pape François doit effectuer un bref aller-retour, vendredi et samedi, en Egypte, l’un des pays phares du monde arabo-musulman. Mais un grand pas tout de même. Ce voyage s’inscrit au cœur de deux dossiers majeurs - essentiels - pour la géopolitique religieuse du pontificat et les conflits en cours au Proche-Orient : les relations islamo-chrétiennes et l’avenir des chrétiens d’Orient. Le second étant bien évidemment corrélé au premier. En se déplaçant en Egypte, le pape François veut envoyer un message clair : la réfutation d’un «clash des civilisations».

Dans son analyse de la situation du monde, le chef de l’Eglise catholique évoque souvent ce qu’il appelle une «troisième guerre mondiale par morceaux». Mais il s’oppose à la vision ultraconservatrice d’une guerre entre Occident et islam. Depuis son accession à la papauté, le jésuite argentin a voulu affermir le dialogue entre les religions. «Le pape tenait à rendre la politesse au grand imam d’Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, qu’il a rencontré, à Rome, en mai 2016», explique Adrien Candiard, chercheur en islamologie, installé au Caire à l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo).

Le Vatican et l’université d’Al-Azhar, l’une des grandes références intellectuelles et spirituelles du monde sunnite, étaient brouillés sous le pontificat de Benoît XVI après plusieurs malentendus, notamment liés à ses propos tenus en septembre 2006 à Ratisbonne sur la violence en islam. Depuis, la donne a changé. «Le pape François est populaire dans le monde musulman», relève Adrien Candiard. Dès son élection à la papauté, des négociations, menées sous l’égide du cardinal français Jean-Louis Tauran, en charge au Vatican des relations avec les religions, ont eu lieu afin d’aplanir les différends. Si la brouille s’est dissipée, c’est également (...)

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