Au Brésil, les avocats de Lula vont demander sa libération après une décision de justice

AFP
La décision de la Cour Suprême, qui ouvre la porte à une éventuelle libération de l'ex président Lula, a été accueillie avec joie par ses partisans qui réclament toujours sa libération, comme sur cette photo de juin 2019. 

INTERNATIONAL - La Cour suprême du Brésil a rendu ce jeudi 7 novembre un arrêt qui pourrait aboutir à la libération de milliers de prisonniers, y compris l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, dont les avocats vont demander la “libération immédiate”.

Les magistrats ont mis fin à une jurisprudence selon laquelle une personne peut être emprisonnée avant l’épuisement de tous ses recours si sa condamnation a été confirmée en appel, ce qui est le cas de Lula, qui purge une peine de 8 ans et 10 mois pour corruption.

La décision des 11 juges de la Cour suprême était très attendue et a été obtenue, après de longs débats, sur un score serré de 6 à 5 voix. Elle pourrait s’appliquer à près de 5000 détenus mais les libérations ne sont pas automatiques: chaque juge d’application des peines est tenu d’appliquer la décision de la Cour suprême au cas par cas. 

Lula en prison plus d’un an 

Lula, 74 ans, a été accusé d’avoir bénéficié d’un triplex dans une station balnéaire proche de Sao Paulo en échange de l’octroi de contrats à une compagnie du BTP. Il a toujours clamé son innocence, s’estimant victime d’un complot pour l’empêcher de revenir au pouvoir.

L’ex-président (2003-2010) purge depuis avril 2018 une peine de 8 ans et 10 mois de réclusion pour corruption. Mais il dispose encore de recours auprès de tribunaux supérieurs.

Immédiatement après le rendu de la décision, ses avocats ont donc annoncé qu’ils allaient demander la libération de “l’ancien président emprisonné de manière injuste depuis 579 jours”.

Parmi les autres détenus qui pourraient être également concernés figurent des dizaines de personnes condamnées comme l’ex-président âgé de 74 ans dans le cadre de l’enquête anticorruption “Lavage Express”. 

Les procureurs chargés de cette enquête ont immédiatement affirmé dans un communiqué que la décision de la Cour suprême allait à l’encontre “du sentiment de rejet de l’impunité” et de l’importance “du combat de la corruption, qui sont des priorités de notre pays”.

“Rude coup”...

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