Au Brésil, amende nourrie pour groupe de BTP pourri

Libération.fr

Condamné lundi dans un gigantesque scandale de corruption qui implique la classe politique brésilienne, le poids lourd du secteur, Odebrecht, devra verser 2,6 milliards de dollars.

Le Brésil, république d’Odebrecht. Ou comment le leader brésilien du BTP a instauré un véritable pouvoir parallèle en cooptant les décideurs politiques, à coups d’échanges de bons procédés et de dessous de table. La tentaculaire enquête «Lava Jato» («lavage express»), désormais internationale, a levé le voile sur ce que la justice américaine qualifie de «plus grande affaire de corruption étrangère de l’histoire». Un scandale qui ébranle toute l’Amérique latine. Lundi, un juge new-yorkais a condamné Odebrecht à une amende record de 2,6 milliards de dollars, qui reviendra essentiellement au Brésil. Les Etats-Unis et la Suisse, où des banques ont reçu des fonds occultes, auront aussi droit à une partie de la somme.

Cartel. Le «Bouygues brésilien» a reconnu avoir eu recours à la corruption lors des quinze dernières années, pour décrocher des contrats dans douze pays latino-américains et africains. Héritier d’un empire fondé en 1941 par un fils d’immigrés allemands, Marcelo Odebrecht, condamné en mars 2016 à 19 ans de prison, a finalement parlé pour obtenir une remise de peine. Quelque 77 cadres du groupe l’ont imité. Leurs dépositions ont été filmées par la justice brésilienne, qui les a rendues publiques le 12 avril.

Le Brésil est la terre d’élection de la machine à corrompre d’Odebrecht. Pas moins de 415 politiques sont mouillés. Plus de la moitié sont issus des trois principales formations : le Parti des travailleurs (PT), qui a gouverné le Brésil entre 2003 et 2016, avec Lula puis Dilma Rousseff, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), de l’actuel président Michel Temer, et le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), à la tête des principaux Etats. Ironie du sort, le PMDB et le PSDB furent à l’origine de la destitution de Rousseff, il y a un an, sur fond d’indignation (...)

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«J’ai participé [à l’attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg], mais indirectement. J’ai reçu un ordre. Je ne me suis pas rendu compte que je participais à une entreprise terroriste.»
2014 JO25
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