Au Bénin, une nouvelle loi restreint grandement le droit de grève

© Prosper Dagnitche / AFP

Le président béninois Patrice Talon a promulgué la loi modificative qui retire le droit de grève au port et à l’aéroport de Cotonou et aux pétroliers. Elle a été élargie à d’autres secteurs. Ce projet a vu le jour au lendemain de la grève des contrôleurs aériens qui a paralysé l’aéroport international de Cotonou fin septembre. En 2018, les travailleurs des hôpitaux, de la justice et de la sécurité avaient déjà perdu leur droit de grève.

Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

La loi a été promulguée le 19 octobre, une semaine après le vote des députés. Sont concernés par cette interdiction de grève les fonctionnaires du port et de l’aéroport de la capitale, ainsi que les pétroliers. Et on découvre dans le document que les secteurs de l’eau et de l’énergie sont sur la liste.

Cette loi modificative s’applique également aux salariés des entités ou organismes internationaux. Ces secteurs sont sensibles et doivent être mobilisés en permanence, justifie le gouvernement. Il est aussi mentionné que la grève de solidarité n’est pas autorisée.

Toute violation est passible de révocation ou de licenciement. Elle est également punie par des peines d’emprisonnement allant de 3 à 24 mois et une amende qui va jusqu’à 5 millions de francs CFA, soit 7 500 euros environs. Le gouvernement exige, en cas de grève aux secteurs où l’arrêt de travail est encore possible, un service minimum.


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